YONNBI

Yonnbi. « Le Chemin » en Wolof. Le chemin vers l’autre, le chemin qui réunit. Celui qui s’offre à nous, qui se construit, ou nous surprend sans préavis. Voilà ce que célèbre le groupe à travers sa musique portée vers les cultures, chants, et rythmes d’Afrique de l’Ouest et du Nord.

Car l’imprévu est aYonnbiu détour. Tout au long de ce sentier reliant l’Europe à l’Afrique, les musiques actuelles aux traditionnelles, le relais passe entre le m’balax (musique populaire sénégalaise dansante et rythmée s’appuyant sur les percussions traditionnelles), l’afro-beat, le funk, le rock et le reggae. Avec ouverture et cohérence, Yonnbi alterne compositions intenses et soutenues, aux ambiances lancinantes et chaleureuses. Comme un convoit agité et inspiré, heureux de célébrer cette rencontre et de soulever sur son passage la poussière d’une musique souvent qualifiée à tout-va de « métissée ».

Le Sabar (percussion sénégalaise se jouant à une main et une baguette), en métronome complexe donne la mesure et dessine les contours de cette musique issue du Nord Sénégal. Là-bas l’instrument y est utilisé depuis des siècles pour communiquer en public lors de fêtes populaires.

Griot (maître de cérémonie) dans son pays natal et percussionniste au sein du groupe, Oumar Fandy Diop distribue les mots en parlé/chanté, à l’image d’un slameur africain inspiré par l’instant. Les paroles s’envolent, toujours en lien étroit avec la musique, sous forme de Kébétou, expressions sénégalaises utilisées pour parler du quotidien lors des cérémonies et rencontres. Les thèmes de textes oscillent entre réalités de l’immigration ( modu modu), et hommages à différentes villes (Touba) et peuples d’Afrique (la force des femmes de « Walo Walo »).

Yonnbi, dans sa créativité, ne cède pas à la facilité, mais sait aller droit au corps. Chaque instrument trouve son espace pour s’exprimer, soit dans un mouvement collectif, soit tour à tour dans les breaks et chorus libres et improvisés. Les lignes de cordes (basse/guitare) s’entrecroisent pour façonner des grooves donnant l’envie furieuse de se déhancher et de sinuer avec la route, au fil des rythmiques chââbi (batterie), des frappes mandingues (djembés), ou des touchés de congas.

La guitare se pose ou s’impose au
gré des morceaux, tantôt planante, tantôt par des riffs saturés et appuyés, ou en se glissant dans les harmonies propres au blues du désert.

« Bismila » les amis, comme dit la chanson. Célébrons l’hospitalité envers l’étranger, l’inconnu. Bienvenue dans l’univers de Yonnbi, où les chemins d’horizons différents se rejoignent pour finalement n’en dessiner et parcourir qu’un seul : le sien.

Equipe artistique:

Oumar Fandy Diop : chant / sabars / tama
Stéphane Paugam : choeur / sabars / djembés / congas
Emmanuel Martres : basse
Vincent Raude : guitare électrique
Yves-Marie Berthou : batterie / daff

Pour plus d’infos:

https://www.facebook.com/Yonnbi

http://onepagelink.com/yonnbi/

https://soundcloud.com/yonnbi

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :